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MESMER, docteur de la Faculté de Vienne, né le 27 mai 1733 à Merbourg, en Souabe, après avoir fait dans les diverses contrées de l'Alllemagne des expériences magnétiques qui attirèrent sur lui l'attention des savants de l'époque, vint à Paris dans le courant du mois de février 1778, déjà précédé par son éclatante réputation.Il avait alors quarante-cinq ans.
Il annonçait qu'une force générale anime le monde, force dont l'agent moteur est un fluide impalpable, insaisissable, remplissant l'univers entier, pénétrant les corps les plus denses; fluide, en un mot, qui ne peut se comparer qu'à l' ETHER, dont parlent les physiciens.
D'après lui, ce fluide maintient à une distance rigoureusement et toujours la même tous les corps célestes, et il règle les diverses influences de ces corps les uns sur les autres. Ce fluide, l'homme peut en diriger à son gré les mouvements, l'accumuler en lui, le projeter au loin, le distribuer à sa volonté, et le faire servir à connaître et à guérir les maladies les plus secrètes et les plus invétérées.
Pendant les 7 années que Mesmer passa à Paris, il fut l'objet d'un engouement qui ne peut être comparé qu'à la haine dont ses détracteurs l'accablèrent. Pour beaucoup, le médecin allemand était un grand homme, un savan, un bienfaiteur de l'humanité; pour un plus grand nombre, il n' était qu'un vulgaire charlatan, voire même un escroc!
Il parcourut l'Allemagne, l' Angleterre et l'Italie, et alla enfin se fixer définitivement en Suisse, sur les bords du lac de Constance. Il mourut le 15 mars &_&( à Mersburg, à l'âge de quatre-vingt- un ans, laissant des adeptes nombreux, savants et entreprenants, qui devaient relever la science du Magnétisme et lui donner un éclat qu' elle n'avait même jamais eu du vivant de son fondateur.
Le Magnétisme est un fluide répandu partout et qui se trouve dans l'homme à des degrés très différents, selon la nature plus ou moins nerveuse de ce dernier, selon son tempérament etc Par la seule force de sa volonté, l' homme peut accumuler ce fluide dans telle partie de son corps qu'il juge convenable, principalement aux extrémités, et lui donner un écoulement rapide dont il détermine lui même la direction.
Par conséquent, il peut diriger sur une ceratine partie du corps d'autrui une quantité plus ou moins grande de son propre fluide, et la partie atteinte ne tarde pas à en subir l'influence. De nombreuses expériences ont amplement démontré que la douleur, d'abord localisée par la maladie dans une partie du corps, peut être transportée en d'autres endroits par la volonté du magnétiseur et être ensuite complètement dissipée.
Trois principes posés par M. de Puységur,célèbre magnétiseur, règlent l'usage du magnétisme, et indiquent les moyens de le développer sûrement:
1° Volonté active vers le bien;
2° Ferme croyance en la puissance du magnétisme;
3° Confiance entière dans son emploi.
En outre, comme le magnétisme est, en quelque sorte, une émanation du magnétiseur et que le magnétisé en reçoit une impression physique, il s'ensuit que le magnétiseur doit être sain de corps et exemptt de toute maladie pouvant se communiquer. Et comme ses rapports avec le magnétisé ne laissent pas que d'établir, à la longue, sur ce dernier une influence morale, il doit aussi jouir d'un esprit droit, de sentiments élévés et d' un caractère foncièrement honnête.
La vertu magnétique existe dans les deux sexes. De même que certains hommes la possède plus ou moins, ainsi voit- on des femmes chez qui elle est plus ou moins développée. Le magnétisme de l' homme agit sur la femme avec une intensité supérieure, en raison de la force de volonté et la puissance morale de l'homme.
D' habitude, le magnétisme agit avec une plus grande force sur les personnes dont la vie a toujours été simple, frugale et exempte des nombreux tracas. Elle se fait sentir avec bien plus de difficultés sur celles qui ont beaucoup souffert, dont le corps s'est assimilé des remèdes nombreux et divers, qui sont nerveuses, maladives et inquiètes, dont l'existence tout entière s'est passée dans des peines ou des travaux intellectuels de longues durées.
Cependant, il arrive parfois qu'une personne complètement insensible à l'action magnétique quand elle se trouve en bonne santé, en est subitement impressionnée, et à un haut degré, quand elle est malade. En outre, dans telle maladie l'action du magnétisme est complètement nulle; dans telle autre elle se fait sentir très fortement.
¨Pour pouvoir magnétiser avec une réelle efficacité, il faut un concours de circonstances.
Il faut d'abord qu'il y ait sympathie entre le magnétiseur et le magnétisé, c'est à dire qu'il soient en RAPPORT.
La sympathie morale existe quand le magnétiseur désire ardemment faire du bien au magnétisé, et que celui-ci éprouve en même temps le plus grand désir du soulagement que son magnétiseur veut apporter à ses souffrances.
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